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Des images tournées notamment par une caméra de vidéosurveillance révèlent que l'avion s'est embrasé après avoir heurté le tarmac. Il transportait 78 personnes, équipage compris. L'avion aurait atterri en catastrophe après avoir été touché par la foudre.

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Le bilan s'élève à au moins 41 morts. Un avion de ligne de la compagnie russe Aeroflot, parti de l'aéroport Cheremetievo de Moscou pour Mourmansk (nord-ouest de la Russie) a fait demi-tour quelques minutes après le décollage et a atterri en urgence, dimanche 5 mai, en fin d'après-midi, avant de s'embraser. Il transportait 78 personnes, équipage compris.

Des vidéos publiées plusieurs heures après le crash et relayées par Dmitri Smirnov, correspondant au Kremlin du journal Komsomolskaya Pravda, montre l'appareil, un Superjet-100 (SSJ100), en flammes sur le tarmac.

Un lourd bilan

"Selon les données rectifiées dont disposent les enquêteurs à l'heure actuelle, 37 personnes ont survécu", a indiqué le Comité d'enquête, l'organisme chargé des grandes investigations en Russie, dans un communiqué. Une porte-parole a ensuite confirmé explicitement aux journalistes que le bilan était porté à 41 morts.

© Fournis par France Télévisions

"Actuellement, six blessés sont hospitalisés. Deux blessés graves sont en réanimation", a-t-elle déclaré, ajoutant que 14 personnes ont eu besoin d'une aide médicale.

Sitôt après l'atterrissage, des passagers ont été évacués par les toboggans avant de l'avion alors que celui-ci s'embrasait à grande vitesse. D'autres vidéos amateurs montraient les passagers courant sur le tarmac pour s'éloigner de l'appareil.


Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que Vladimir Poutine avait présenté ses condoléances aux proches des victimes.

Une anomalie juste après le décollage

"Le vol Su-1492 a décollé comme prévu à 18h02 [heure locale]. Après le décollage, l'équipage a rapporté une anomalie et a pris la décision de revenir à l'aéroport de départ", a indiqué l'aéroport dans un communiqué. "A 18h30, l'appareil a effectué un atterrissage d'urgence, après quoi le feu s'est déclaré", poursuit le communiqué. Le site spécialisé Flightradar 24 rapporte que le contact radio avec les contrôleurs aériens a été perdu à 18h11 (heure locale), soit moins de 10 minutes après le décollage. Quatorze minutes plus tard, l'avion envoyait un message d'urgence.

"L'avion a émis un signal de détresse après le décollage. Il a tenté un atterrissage d'urgence, n'a pas réussi la première fois et, à la deuxième tentative, le train d'atterrissage a frappé [le sol], puis le nez, et il s'est enflammé", avançait peu après l'accident l'agence de presse Interfax, citant une source anonyme. Une vidéo relayée par le média Russia Today, montrant des images de vidéosurveillance, vient accréditer ce scénario.

"On venait de décoller et l'appareil a été touché par la foudre (...), a indiqué pour sa part un passager de l'avion, Petr Egorov, cité par le tabloïd Komsomolskaïa Pravda. L'atterrissage a été dur, on a presque perdu connaissance de peur. L'avion a rebondi sur le tarmac comme une sauterelle et a pris feu au sol."

L'agence Interfax, citant une source anonyme, a indiqué que l'appareil avait atterri avec ses réservoirs remplis de carburants car, le contact radio avec les contrôleurs aériens ayant été perdu, "il était dangereux d'effectuer une manœuvre pour vider les réservoirs au-dessus de Moscou".

"Une enquête criminelle pour violation des règles de sécurité" a été ouverte, a indiqué dans un communiqué le Comité d'enquête.

Le Superjet : un modèle source de fierté, mais peu utilisé hors de Russie

Il est trop tôt pour mettre en cause l'avion, a sous-entendu un porte-parole de l'agence russe Rossaviatsia au sujet d'une éventuelle immobilisation des Superjet après ce crash. "Une commission travaille. Toute conclusion est prématurée", a-t-il déclaré. Sur Twitter, le site spécialisé Flightradar 24 indique que l'appareil, immatriculé RA-89098 avait volé pour la première fois en juin 2017.

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