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Société |  -    Mariata Moussa

Rejetée par le juge de référé une fois, suite à une ordonnance rendue le 29 mai dernier, la demande de main levée de la mesure qui place l’ancien chef de l’Etat en résidence surveillée est renouvelée. Elle sera examinée ce lundi par le même juge. Pour les avocats de l’ancien président, cette nouvelle saisine a pour objet d’exposer d’autres moyens en vue d’obtenir gain de cause.

 

Trois semaines après le rejet de la demande de main levée sur la mesure qui place l’ancien président de la République en résidence surveillée, ses avocats, Me Jean Gilles Halimi, et Me Mahamoudou Ahamada, vont de nouveau saisir le même juge pour une nouvelle demande de main levée. Communiquée publiquement lors d’une conférence de presse tenue par ses deux avocats, cette nouvelle saisine du juge de référé, prévue pour ce lundi matin, a pour objet d’exposer les moyens d’action en vue d’obtenir gain de cause. Me Jean Gilles Halimi a soutenu que les motifs réels de cette mesure «coercitive» repose sur un jeu politique qui consiste «à bâillonner un opposant politique qui devient de plus en plus gênant».


Pour l’avocat, les moyens légaux à défendre devant le juge de référé reposent également sur cette circulaire qui émane d’une personne qui n’a pas la compétence de prendre cette mesure. Devant la presse, l’un des avocats de Sambi déplore la mise en place de cette mesure privative de liberté qui, selon-lui, ne devrait pas être prise. «Une telle restriction de liberté envisage une situation d’urgence, ce qui n’est pas le cas. Le pays ne traverse pas une situation d’urgence, il n’y a aucun appel à manifestation qui a été fait, n’en parlons pas de trouble à l’ordre public», précise-t-il. Me Jean Gilles Halimi a précisé également que «si les sympathisants de l’ancien président chantent l’hymne national, cela n’est pas un moyen de provoquer une émeute».


En se référant à l’ordonnance du 29 mai dernier qui a rejeté la demande de main levée sur la mesure de mise en résidence surveillée qui pèse sur l’ancien président, Me Jean Gilles Halimi déplore «un délit de justice orchestré par les magistrats». Faisant l’objet d’appel depuis le délibéré, le référé d’appel n’a toujours pas lieu car l’ordonnance n’est jamais rédigée. «Les magistrats ne remplissent pas leur rôle, condamnent sans donner d’explication», a déploré l’avocat.

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