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TLF : « J'ESPÈRE QU'UN JOUR, LES COMORES FERONT UNE COUPE D'AFRIQUE »

Interview

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TLF : « J'ESPÈRE QU'UN JOUR, LES COMORES FERONT UNE COUPE D'AFRIQUE »

« J'ESPÈRE QU'UN JOUR, LES COMORES FERONT UNE COUPE D'AFRIQUE »

Petit frère de Rohff, Ikbal, alias TLF, est un gros consommateur de sport, et notamment de football. Au point d'encore user des chaussures, d'enchaîner les nuits blanches de rediffusions ou d'aller donner la main aux éducateurs de son fiston aux entraînements. L'occasion était trop belle de parler avec lui de valeurs dans le foot, de son pote Karim Benzema ou de Serge Aurier, de ballon rond aux Comores ou du PSG, qu'il a aimé après avoir chéri l'ennemi marseillais...

 ... Et alors, est-ce que les jeunes des Comores sont préservés de tout ça dans leur rapport au foot et que représente ce sport là-bas ?

Dans mes souvenirs, tous les jeunes ou presque jouaient au foot durant notre enfance sur l'île. À 7 ou 8 ans, on était pieds nus, les cheveux crépus plein de sable, avec un ballon en journal qu'on scotchait, comme tu peux le voir dans d'autres pays africains. Une bouteille, du journal, une petite balle en éponge, on s'accommode de tout. Et jouer et courir après un ballon, ça nous habitait. C'était magique de voir tout le monde que ça peut rassembler... Des Comores jusqu'au fin fond de l'Amazonie, mon frère !

Cette sélection comorienne est toute jeune, avec ses dix ans d'existence. Et pourtant, elle a fait trembler le Ghana il y a peu, en éliminatoires de la Coupe du monde 2018, en les accrochant à l'aller avant de s'incliner à Accra. Tu as suivi ça de près ?

On a bien tenu contre le Ghana, on a prouvé qu'on pouvait rivaliser. J'ai vibré, bien sûr ! Après, comme tu l'as dit, on est tout jeunes à ce niveau, mais on sort la tête haute. Et avec le temps, j'espère qu'un jour, les Comores feront une CAN, histoire de leur montrer à tous ces Africains (rires). Peut-être d'ici cinq ou six ans. On est derrière eux en tout cas, qu'on perde ou qu'on gagne. C'est compliqué de les voir à la télévision, mais on les supporte à la vie à la mort.

Une bonne part de la sélection actuelle est née en France, à l'image de Chaker Alhadur, Djamel Bakar, Kassim Abdallah ou Ali Ahamada. Se pose-t-on les mêmes questions d'identité qu'ici avec ces jeunes qui ne sont pas issus de la terre natale, là-bas ?

Alors déjà, si je peux me permettre, big-up à Ali Ahamada, c'est mon poto ! Ensuite, pour te répondre, je ne pense pas. C'est une équipe qui rassemble, comme les rappeurs comoriens de France un peu. On n'est pas là-bas, mais tous les jeunes sur place connaissent. Le lien France-Comores est fort. Que ce soit pour Rohff, Soprano, Alonzo ou d'autres, ça représente un rêve pour eux donc tout le monde est derrière, et c'est pareil pour le foot. Et ensuite, le plus logiquement du monde, le sélectionneur doit prendre les meilleurs, qu'ils soient nés ici ou là-bas...

Retrouvez l'intégralité de cette interview sur SO FOOT


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