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Jean Castex a confirmé mercredi que le port du masque serait rendu obligatoire dans "les commerces et les lieux recevant du public" clos au plus tard le 1er août, dans un entretien avec des lecteurs du Parisien.

Castex© GONZALO FUENTES Castex

Jean Castex a confirmé mercredi que le port du masque serait rendu obligatoire dans "les commerces et les lieux recevant du public" clos au plus tard le 1er août, dans un entretien avec des lecteurs du Parisien.

L'hypothèse d'une telle obligation avait été avancée mardi par Emmanuel Macron, évoquant "par exemple" la date du 1er août. "Si on constatait avant cette date que l'épidémie reprenait, on avancerait cette échéance mais ce n'est pas la peine d'angoisser la population", a précisé le Premier ministre.

"Quant aux entreprises, elles doivent gérer au cas par cas, en fonction des situations", a ajouté M. Castex, au cours de ce "face à face" réalisé mardi après-midi.

Concernant un éventuel regain de l'épidémie de coronavirus, M. Castex a aussi répété qu'un reconfinement n'aurait lieu que "de manière ciblée sur telle ou telle partie du territoire ou d'un département".

Le Premier ministre est aussi revenu sur les conséquences de la crise, qui a entre autres suspendu sine die la réforme des retraites. Alors que les partenaires sociaux sont attendus vendredi à Matignon, M. Castex a réaffirmé l'ambition de parvenir à un régime universel: "on va y aller, dans la durée".

Mettre de l'ordre dans les priorités

Quant aux mesures d'ordre financier, "je ne peux pas à la fois dire que les retraites afficheront 27 milliards de déficit à la fin de l'année et mettre cela sous le tapis", a-t-il plaidé, en demandant "l'avis de partenaires sociaux".

"Mais il faut mettre de l'ordre dans les priorités. C'est d'abord en investissant dans la croissance que l'on retrouvera des recettes et que nous pourrons rembourser dans la durée la dette liée au Covid-19", a-t-il poursuivi.

"Parce que, oui, la crise aura un coût important, ses conséquences ne seront hélas pas +gratos+", a fait valoir le Premier ministre.

Parmi les autres sujets abordés face aux 7 lecteurs du quotidien, M. Castex est revenu sur l'anonymat sur les réseaux sociaux, estimant qu'il y avait "quelque chose de choquant".

"On peut vous traiter de tous les noms, de tous les vices, en se cachant derrière des pseudonymes. Dans ces conditions, les réseaux sociaux c'est le régime de Vichy : personne ne sait qui c'est", a-t-il déploré, en affirmant qu'il "faudrait réglementer un peu tout cela".

"Pour autant, pourrais-je le faire maintenant ? Ce n'est pas certain", a-t-il nuancé.

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