Votre dédicace a bien été enregistrée
Envoyer une dédicace

Politique - François Fillon mis en examen : la lettre qu'il a lue aux juges d'instruction mardi matin.

Le Figaro a publié l'intégralité de la déclaration lu par François Fillon aux juges d'instruction avant sa mise en examen.

Partager :


Politique - François Fillon mis en examen : la lettre qu'il a lue aux juges d'instruction mardi matin.

François Fillon a refusé de répondre ce mardi matin aux questions des juges d'instruction. Le candidat Les Républicains (LR) à la présidentielle 2017 a cependant lu une déclaration à l'issue de laquelle il a été mis en examen pour détournement de fonds publics, recel et complicité d'abus de biens sociaux et manquement aux obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. 

Le candidat LR explique notamment pourquoi il a refusé de répondre aux questions des juges. « Le code de procédure m'offrait le choix de répondre à vos questions, de me taire ou de faire une déclaration. C'est le calendrier de cette procédure, en plein cœur de la campagne présidentielle, qui m'impose le choix de cette déclaration», selon ses mots publiés ce mardi en fin d'après-midi par Le Figaro. 

«Oui, j'ai employé mon épouse et la réalité de son travail est indéniable», continue François Fillon. Selon lui, la réalité de ce travail a été confirmée aux enquêteurs par «plusieurs personnes qui ont travaillé à ses côtés durant de nombreuses années». La seule personne qui affirmait que l'emploi de Pénélope Fillon à La Revue des Deux Mondes était fictif «a été contredite», affirme-t-il.

«De la gestion de mon courrier en lien avec ma secrétaire, à la tenue de l'agenda, mon épouse était présente aux événements locaux, aux inaugurations, manifestations sportives et culturelles dans la Sarthe, aux remises de décorations, son travail a pris de nombreuses formes. Pour citer l'un des témoins entendu par les enquêteurs, “sa force c'était d'être un relais au quotidien accessible et direct à tout moment"», écrit François Fillon. 

Le Sarthois rappelle que son équipe de défense et lui ont versé au dossier plusieurs éléments prouvant sa bonne foi : «des messages électroniques», «la preuve des réunions auxquelles (Penelope Fillon) assistait», «des attestations précises et circonstanciées». 

Le candidat LR assure également qu'il «ne demande ni dérogation ni faveur» mais qu'il «souhaite être traité comme tous les citoyens de notre pays sans précipitation et avec le seul souci que la justice soit rendue en toute impartialité». Il glisse cependant «On ne lutte jamais à armes égales avec le soupçon». 

Rappelons que selon la loi française, une mise en examen signifie qu'«il existe des indices graves ou concordants prouvant son implication dans les faits instruits» par les juges. 

logo de Le Parisien

Le Parisien


Partager :




Sécurité du formulaire calcul : 4 + 6 =



Réactions


Rechercher un article




Vidéo à la une
Actualités
Site radio créé avec Vestaradio. Vestaradio propose de créer une webradio facilement